Concours

Présentation

  • : Amalia Harmonie
  • amaliaharmonie
  • : littérature humour écriture textes drôle Divers
  • : Bienvenue - welcome- dans ma toutouille ménagère et intellectuelle : réflexions, textes, trucs et à astuces, recettes, pour "faire quelque chose de pas grand chose" avec ce que m'a donné le destin, à moi l'écrivain raté! Welcome in my housewife and intellectual mixture of astucious discoveries, stories, texts, recipies that the doggydog writer destiny has made of me wants to share with you! To do something with a wee nothing!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

W3C

  • Flux RSS des articles

Rémunération de l'auteur

Bienvenue sur mon blog

                                                                                                                      Web Site Counter
                                                                                                                      Santa Barbara

                                                                                                                 visiteurs uniques

Rémunération de l'auteur

Samedi 30 août 2008


L’étiquetage des produits vendus en supermarché est obligatoire.

Pourtant, tout le monde ne sait pas les lire.

Attention à trois choses lors de l’achat des produits en supermarché : la teneur en graisse, la valeur calorique et la nature des aliments.

Chocolat sans cacao, pain d’épice sans miel ou mousse de canard au poulet

Certains industriels désireux de faire des économies remplacent des produits par d’autres moins chers.

C’est pourquoi il faut bien lire l’étiquette car l’ordre d’apparition des ingrédients est révélateur.  Les ingrédients apparaissent dans l’ordre décroissant de composition du produit.

Un yaourt au chocolat où le chocolat figure en dixième position, faut s’en méfier.

Par ailleurs si certaines marques de crème glacées font bonne place à la crème fraiche, d’autres la remplacent par du lait écrémé ou des matières grasses de coco.

Idem pour le chocolat blanc qui devrait être fait à partir de beurre de cacao mais qui est parfois remplacé par des « matières grasses hydrogénées ».

Attention à la charcuterie, aux tranches de jambon, aux cordons bleus de dinde.

Si certains cordons bleus de dinde sont faits à partir de viande (blanc et cuisses), d’autres sont fabriqué avec de la viande reconstitué, mélange de peau et de viande de dinde.

Le jambon peut aussi contenir un mélange de jambon, d’eau, de plasma et de sirop de blé.

C’est ainsi qu’on peut acheter du jambon avec seulement 68 pourcent de jambon.

Le pain d’épice peut être confectionné à base de sirop de fructose-glucose, facteur d’obésité.

Le guérisseur Mességué conseillait d'éviter la charcuterie de supermarché, pleine de "cochonneries" et ce afin de venir à bout de la cellulite...


L’étiquetage contient des mentions obligatoires et facultatives

Il y a sept mentions obligatoires :

  • ·         La dénomination de vente. C’est la description de la denrée alimentaire

  • ·         La liste des ingrédients. Elle détaille les composants entrant dans la fabrication du produit par ordre décroissant d’importance.

  • ·         La quantité nette, soit la quantité de produit réellement à manger.

  • ·         La date de consommation : DLC (date limite de consommation) ou DLUO ( date limite d’utilisation optimale)

  • ·         Le lot de fabrication : c’est l’ensemble des produits fabriqués dans des conditions identiques. Essentiel pour la traçabilité.

  • ·         Coordonnées du responsable (fabriquant, conditionneur, distributeur ou importateur)

  • ·         Diverses mentions particulières : degré d’alcool, taux de matières grasses des fromages…

Les mentions facultatives peuvent être rajoutées par le fabriquant avec un but commercial.

Source :  Le « Sans logis » N°154 payé 2 euros-

On apprend souvent de très bonnes choses dans ce journal notamment sur comment bien consommer. En plus il dépanne certains, alors fi des préjugés!

 

 

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : au fil des rêves
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 6 novembre 2007
anti_bug_fc

Je suis tombée sur un article de " L’alsace " du 30/10/07 qui titrait " Enquête la vérité sur les prix depuis l’euro ". Cette enquête a été menée par la revue " le Consommateur d’Alsace " mais ne concerne pas seulement l’Alsace.

D’après cette revue la hausse des prix depuis l’euro est bien réelle. " Les prix ont augmenté avec le passage à l’euro, bien plus que les statistiques officielles ne l’ont dit, mais bien moins que la plupart des Français ne le pensent. ", dit Robetrt rochefort, directeur général du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie)

En fait les prix psychologiques, c’est à dire ressentis comme acceptables par le consommateur, sont bien supérieurs avec l’euro qu’avec le franc. Par exemple une salade a un euro ne sera pas ressentie comme chère alors qu’avant elle dépassait rarement les cinq francs.

Autre élément, les budgets Internet et téléphone portable se sont ajoutés au budget des ménages qui se sentent moins riches.

Certains prix ont beaucoup baissés comme les produits hi-fi, les téléviseurs, la micro-informatique ou l’appareil photo numérique. Mais comme le note le consommateur d’Alsace : " On achète du pain tous les jours, mais une télévision tous les dix ans seulement ". Et c’est l’accumulation de ces petites choses pour lesquelles les dépenses sont quotidiennes qui provoquent cette sensation d’emballement des prix.

 

 

2001

2007

Hausse

Café au comptoir

0.76 euros (5F)

1.70 euros

+ 123.68%

Baguette de pain (boulanger)

0.60 euros (3.94F)

0.85 euros

+42%

Croissant (boulanger)

0.65 euros (4.26 F)

0.80 euros

+23 %

Pizza Margharita

6.10 euros (40 F)

7.80 euros

+28%

Tarte flambée simple

5.79 euros (38 F)

7 euros

+21%

Tarte flambée gratinée

6.09 euros (40F)

8 euros

+31.5%

Big mac

2.97 euros( 19.50F)

3.30 euros

+11.11%

Timbre poste

0.46 euros (3F)

0.54 euros

+17.5%

Ticket millionnaire

1.52 euros (10F)

2 euros

+32%

Place de cinéma

6.86 euros (45F)

9 euros

+31%

Garagiste (h de main d’œuvre)

40 euros(262 F)

70 euros

75%

Serrurerie (h de main d’œuvre)

22 euros (144 F)

40 euros

+82%

Fiat punto 3 portes

10 250 euros (67235 F)

12500 euros

+22%

Le litre de super SP 95

0.80 euros (5.25 F)

1.27 euros

+58%

Source : Le consommateur d’Alsace N °177

 

Pendant la mêm période le Smic horaire a grimpé de 26.5% passant de 6.67 euros (43.75 F) à 8.44 euros.

Certaines hausses comme l’immobilier, l’essence ou les cigarettes sont bien réelles mais n’ont rien à voir avec l’euro.

 

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
Suite à la remarque de jocelyncharles concernant mes liens qui marchaient pas je republie l'article . En effet les corrections que j'effectuais ne s'affichaient pas.

Je vous conseille la vision d'une interview d'un exflic sur les pratiques de la police "Sans casque ni bouclier". Vous apprendrez surement des choses!
Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 7 juin 2007

L’autre jour j’allais chez mon médecin que j’aime bien. Il est intègre , consacre une heure à chaque consultation, vous explique comment prendre en charge votre santé. Vous devenez un patient acteur de votre santé. Il essaye de faire de la prévention en plus du soin. Il faut préciser que c’est un médecin homéopathe acupuncteur.
Donc j’attendais dans son cabinet et je tombe sur un texte de l’association de déontologie médicale , texte que je n’ai pas retrouvé sur le net car je ne crois pas que cette association ait un site.
En gros le texte se révoltait contre les nouvelles mesures prises pour sanctionner le patient. Il parlait de 80 milliards ( c’est peut être plus) versés aux entreprises pharmaceutiques au lieu de les consacrer à combler ce fameux trou de la sécu.
Intriguée j’en parle à un autre de mes médecins. Et lui de renchérir : Eh oui l’état verse de grosses sommes aux entreprises pharmaceutiques en tant qu’aide à l’emploi, sommes qui pourraient très bien combler le trou de la sécu.
Il ajoute :
  •  

  • les taxes sur le paquet de cigarettes ( environ 90 à 95% du paquet) ne sont pas versées à la sécu pour payer les maladies occasionnées par la cigarette mais sont versées sur un autre budget de l’état.

     

  • le fait que le fumeur ait travaillé et cotisé toute sa vie dans plein de caisses ne changera rien non plus au problème.
En gros je crois bien que si l’état voulait le trou de la sécu n’existerait pas.
 
Je voudrais pourtant apporter un bémol à cette opinion. En effet de façon générale il est connu que les françaissont les plus grands consommateurs de médicaments d'Europe et que le fait que certains médicaments soient payants comme d'apporter une contribution modique au côut de la consultation chez le médecin aide à responsabiliser les gens.
 
Je trouve ça toujours bien d'éviter de prendre un médicaments quand on le peut et avec l'accord du médecin, comme d'essayer de prévenir comme on peut les problèmes de santé.  Le medecin peut aider en cela mais après c'est à nous de jouer. Franchement comme je fume je ne suis pas forcément un modèle mais je crois avoir fait des progrès ces dernières années......
Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 1 mai 2007

 

 

P1000556.JPG
            

 

Anna Arendt (ci -dessus) explique dans " Les origines du totalitarisme " que la véritable raison qui soutenait toutes les idéologies concernant la colonisation était économique : il fallait de nouveaux marchés à l’Europe pour une économie en pleine expansion. "  L’expansion en tant que but politique permanent et suprême est l’idée politique centrale de l’impérialisme. Parce qu’elle n’implique ni pillage temporaire ni, en cas de conquête, assimilation à long terme, c’est un concept entièrement neuf dans les annales de la pensée et de l’action politiques. La raison de cette surprenante originalité- surprenante parce que les concepts vraiment neufs sont surprenants en politique- tient tout simplement à ce que ce concept n’a en réalité rien de politique, mais prend au contraire ses racines dans le domaine de la spéculation marchande, où l’expansion signifiait l’élargissement permanent de la production industrielle et des marchés économiques qui a caractérisé le XIXe siècle. " Ou encore "  "  L’impérialisme naquit lorsque la classe dirigeante détentrice des instruments de la production capitaliste s’insurgea contre les limitations nationales imposées à son expansion économique. C’est par nécessité économique que la bourgeoisie s’est tournée vers la politique : en effet, comme elle refusait de renoncer au système capitaliste- dont la loi implique structurellement une croissance économique constante- il lui fallut imposer cette loi à ses gouvernements et faire reconnaître l’expansion comme but final de la politique étrangère . " Anna Arendt.

 

C’est à mon avis pour cette raison que la colonisation a eu lieu.

J’ai assisté à une conférence à Strasbourg d’un intellectuel Olivier Le Cour Grandmaison qui a écrit un livre sur la colonisation " Coloniser, exterminer " et qui dans la lignée d’Anna Arendt milite pour que les crimes de la colonisation soient reconnus. Il parlait principalement des évènements survenus en Algérie.

Il ne s’agit pas d’auto flagellation (dans le fait de reconnaître les crimes de la colonisation) simplement de reconnaître ce qui a eu lieu.

Reconnaître les crimes de la colonisation impliquerait un progrès de la société mais peut être n’en sommes nous pas là. Cela permettrait de rendre public ce que beaucoup refusent d’admettre et permettrait de mieux combattre le racisme.

 

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 4 mars 2007

 

 

J'avais enlevé cet article de mon blog car j'avais peur des poursuites vu que le fonctionnaire a devoir de discrétion. Je l'enlèverait à nouveau si besoin.
  • T’as attrapé le virus ?

 

 

Récemment je discutais avec une collègue, qui a pris ses fonctions il y a un an. C’est une personne intègre, devant son poste à ses efforts et à son travail. Elle est rentrée dans le bureau, s’est assise sur le fauteuil en face du mien et a dit. " Ce sont des putes ! " en parlant des enseignants de l’école. J’ai répondu : " Mais oui, ils mangent à tous les râteliers et sont prêts à tous pour obtenir des avantages. ". " Et le pire m’a-t-elle répondu, c’est quand les gens de l’administration deviennent comme eux. Alors j’ai dit " C’est le virus. Vous ne l’avez pas encore attrapé le virus ? "

 

Quand vous allez travailler dans une école d’art vous êtes enchantée car vous allez côtoyer des artistes, ces êtres purs, désintéressés, qui défendent la veuve et l’orphelin, les causes justes, exemples d’humanité contre la bêtise ambiante. Ils vivent dans la misère pour l’amour de l’art, pour une société de demain plus juste, plus généreuse, plus avancée. Humainement ils sont meilleurs que la moyenne des gens, inspirés, éclairés, ils font bouger les choses. Désintéressés, ils travaillent pour l’amour de l’art, de la beauté, des nobles causes. Ils sont intéressants, naïfs, attachants. Ils ont le cœur pur, sont humains, généreux. En bref ce sont les meilleurs.

 

Telle était ma vision de l’artiste et de l’art avant d’aller travailler dans une école d'art, bâtie sur l’imagerie populaire héritée des Van Gog, Matisse, Monet et autres impressionnistes de génie du début du 20 e siècle.

 

Mais les choses changent. Les artistes c’est plus ce que c’était. J’ai découvert des gens qui veulent bien vous expliquer des choses au détour d’un couloir mais qui n’ont qu’une chose en tête : eux. Leur argent, leur carrière, leur santé . C’est le monde de l’esbroufe, du chantage, des trames de cour autour du directeur, des soutirages d’argent et de moyens à la municipalité, des menaces, avec le vernis de l’art, des relations, des beaux discours, des angoisses, des pétages de plombs récurrents. Ils passent des heures à débattre de belles idées nobles mais craignent d’attraper un champignon aux pieds si vous marcher pied nu. Ils vous enverrai quinze jours au lit, ou deux mois avec une dépression pour un remboursement de dix euros de frais de transport car ça ne peut pas attendre.

 

Et en plus en les côtoyant on se dit : mais je suis bête moi de tellement m’embêter et faire d’effort pour eux. Pourquoi le ferai-je ? Par amour de l’art ? Et vous devenez comme eux. Ça y est vous avez attrapé le virus, celui qui se balade dans toutes les écoles d’art : en récolter le plus possible en évitant de se mouiller. Au début vous avez des valeurs comme le travail, la compétence professionnelle, rendre service mais vous vous faites bouffer. Alors vous pensez stratégie, vous avez une calculette dans la tête, vous connaissez par cœur votre fiche de poste et ne faites rien ou presque qui ne soit écrit dessus. A la moindre demande, vous évaluez : " Est-ce à moi de faire ça ? ". Vous vous frittez avec les collègues, vous argumentez, palabrez, discutez, évaluez. Vous perdez beaucoup de temps ainsi mais au moins on ne vous refile pas tout le boulot tout le temps et vous vous ménagez un peu. Ainsi vous êtes respectée.

 

Et après y a encore un truc mieux qui se passe. C’est que vous arrivez à faire des théories sur ce qu’est une école d’art. Vous vous rendez compte que le degré de complexité que vous gérez au quotidien dans les dossiers( car arriver à faire rentrer les désirs des enseignants et étudiants dans le cadre administratif c’est pas simple) atteint son summum dans une école d’art. D’après ma chef travailler avec des techniciens c’est le premier degré de complexité, travailler dans un domaine culturel vous élève à un degré de complexité supérieur ( genre un conseil général qui construit des bâtiments culturels et organise des expos) mais l’école d’art c’est le summum car en plus du domaine culturel c’est une école ( là vous bossez dans le milieu culturel et en plus de cela vous avez le milieu enseignant avec des enseignants qui sont des artistes et font cela pour bouffer, des étudiants issus de milieux intellectuels ou très aisés (en y a aucun des cités cela va sans dire))

En revanche une chose de bien dans cette école c’est qu’on apprend plein de choses et qu’on a vraiment pas le temps de s’ennuyer ou de végéter sur un poste : ça bouge tout le temps (en quatre ans j’ai travaillé avec deux directeurs et trois administratrices qui sont les deux chefs avec qui je travaille)

Mais c’est quand j’aurai changé de poste que je pourrais dire si c’était tellement l’horreur car cette école contrairement à ce qu’on pourrait penser en me lisant, j’y suis très attachée. C’est un bordel organisé (même quand vous essayez de travailler de façon ordonnée le bordel ressurgit) et j’aime ce côté bohême. Il y a de sacrés personnages dans cette école et je pense qu’ailleurs le travail serait plus banal, plus routinier et manquerait de ce sel, de cette créativité que je connais même dans le travail administratif.

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 28 février 2007

 

 

 

Quand j’étais petite, mon père m’a transmis deux hontes : la honte d’être alsacien et la honte d’être paysans. Dans les années 70, 80 être paysan ou fermier, ou agriculteur était quelque chose de négatif. On était quelqu’un qui se salit les mains, qui travaille avec le fumier, les bêtes, une personne de mentalité reculée. C’était sale. La ferme pue. Les gens qui travaillent à la ferme puent. Ça pue.

 

En khagne à Metz, un copain à moi me l’a dit d’ailleurs. D’habitude je n’avais pas de problèmes avec cela, le fait d’être fille de paysans. Au collège et à l’école primaire, les gens savaient que j’étais d’une famille importante dans le village et beaucoup avaient aussi des origines paysannes et puis comme j’étais toujours la meilleure en classe, ils avaient besoin de moi, ils admiraient. Au lycée pourtant on a commencé à me donner des surnoms comme " Reine des près " "  Vindiou la Marie " etc….

Donc ce copain de khagne qui était le fils d’un immigré italien, ouvrier et artiste me dit un jour qu’il trouvait que je puais. Je ne comprenais pas car je prenais des douches régulièrement. Je me demandais ce que ce type que j’admirais voulais dire.

J’ai toujours dit la vérité. J’ai toujours dit " agriculteur " pour mon père et pour ma mère je disais souvent " agricultrice " bien qu’une prof m’avait dit qu’il fallait marquer " mère au foyer " car " agricultrice " n’était pas une profession reconnue. Pourtant c’était ma mère qui gèrait la ferme du point de vue des finances et mon père ne s’est jamais occupé des comptes. Elle bossait aux champs comme lui et le boulot il l’ont toujours fait ensemble. D’autres filles ont été plus discriminées que moi. Certaines mentaient quand on leur demandait ce que faisaient leurs parents.

 

Donc pour dire que dans les années 70, 80 être fille d’agriculteur, être agriculteur c’était pas bien vu.

 

Plus tard à la fac, avant d’aller en cours nous avions du déplacer une vache avec ma belle sœur car un gamin qui jouait à la ferme avait cherche ses clefs dans la caillebotis qui était une grille ou reposaient les pieds arrière des vaches et en dessous de laquelle il y a la fosse à purin. Il avait voulu chercher ses clefs, avait soulevé la grille et la vache était tombée avec les pieds arrière (elle était toujours attachée par le cou avec une sangle prévue pour qu’elle ne puisse s’étrangler) dans la fosse. Nous avions peur que la vache à côté d’elle ne tombe aussi et nous l’avons donc déplacée plus loin sur les conseils de l’inséminateur ( un monsieur qui venait inséminer les vaches) qui était venu peu après. Mes parents et mon frère n’étaient pas là. Bref je raconte ça à une de mes copines de fac et elle me dit " Mais c’est drôle. Ah tu es fille d’agriculteur ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? " ça voulait dire pourquoi fais-tu des études ? Je lui ai expliqué qu’il fallait que je me trouve un travail comme tout le monde.

 

Dans les années 90, 2000, les mentalités ont peu à peu changées. La ferme est devenue à la mode. Il y avait de plus en plus de films, de livres sur les paysans, des marques de vêtement ont fait des collections avec des animaux de la ferme, il y a eu ces motifs de vache qui apparaissaient partout. Bref je crois vraiment que quelque chose à changé.

 

Et d’ailleurs mon neveu qui a huit ans est très fier de son père " agri " et n’éprouve aucune gêne à en parler. Dans son esprit c’est quelque chose de totalement positif.

 

Donc pour jocelyncharles qui pense que les mentalités n’évolueront jamais en ce qui concerne le racisme, je lui dis qu’il pourrait avoir quelque bonne surprise dans les années à venir. Non pas que le racisme disparaisse. Ce genre de chose est assez inhérent à la nature humaine et je ne pense pas que les discriminations disparaîtront un jour. Ce serait trop beau. Mais attendons dix ans, vingt ans. Si Le pen ne passe pas, nous aurons sans doute quelque bonne surprise, une bonne surprise déjà enfouie en nous.

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 21 janvier 2007

 

 


Ce livre de Daniel Quinn (philosophe de l’écologie, futurologue et poète)- en anglais "My Ismael"-  raconte l’histoire d’un petite fille qui se fait coacher par un gorille télépathe pour qu’elle aille mieux et accomplisse ses rêves.

Il est intéressant par plusieurs aspects. Il donne une autre lecture du progrès humain. D’après lui les hommes n’auraient pas découvert l’agriculture d’un coup au néolithique mais en connaissaient déjà la technique bien avant. Simplement ils étaient bien comme ils étaient et ne voyaient pas la nécessité de devenir sédentaires ou de la pratiquer assidûment. L’auteur explique le progrès par le fait qu’on ai mis la nourriture sous clé pour que tout le monde soit obligé de travailler. C’est une thèse. Quand je rentre chez moi l’hiver je suis bien contente de pouvoir me mettre au chaud. Bien sûr si je vivais dans une contrée plus chaude je crois que ça ne me dérangerait pas de vivre dans une cabane et de paresser toute la journée en mangeant ce que je trouve. Et nos origines sont africaines je crois.

 

Une autre théorie du livre qui me tiens à cœur c’est ce que je vois en Internet. D’après l’auteur nous arriverons à régler certains problèmes surtout les problèmes écologiques en transmettant nos idées au niveau mondial et en avançant comme lors de la révolution industrielle. Internet rend cela possible. Ce média rend possible la transmission d’information, de trucs, d’astuces à l’échelle du monde et peut aider à générer des idées. Malheureusement il y a à boire et à manger sur Internet. Ce média ne transmet pas seulement des informations constructives et objectives.

 

Pourtant parfois on est étonné de constater que les mentalités changent plus vite qu’on ne croit. Quand on sort dans la rue, qu’on ouvre la télé, qu’on va faire ses courses.

 

Dans tous les cas je vous conseille la lecture de ce livre.

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 30 décembre 2006

      

 
Dans un entretien consacré à " La gazette des communes ", Jacques Donzelot, sociologue conseiller au Plan urbanisme construction et architecture, explique : "  L’échec de la politique de la ville est tout d’abord celui d’une politique publique qui s’est concentrée progressivement sur le traitement des lieux au détriment des habitants ".

 

La politique de la ville c’est en partie ce qu’on fait pour traiter des zones urbaines sensibles. Ce qu’on a fait n’a pas marché car toujours d’après ce Monsieur dans les années 80 la logique de développement social des quartiers avait pour ambition de mobiliser les personnes et de valoriser leur capacité à changer la donne. Faute de savoir faire et de moyens cette politique a basculée vers une approche urbanistique du sujet : on a détruit des immeubles pour construire du neuf et on a prôné la mixité sociale. C’est là qu’on a encouragé les classes moyennes à venir s’installer dans ces bâtiments neufs et on a déplacé des habitants "  des cités " vers des logements d’autres zones urbaines. Cette politique s’est avérée être un échec car elle n’a fait que dresser les habitants les uns contre les autres. On voulait faire des quartiers des zones dessinées sur le papier et on a ignoré leur spécificité, leur place dans la ville. Les habitants qui se sont vus déplacés ont vécu cela comme une humiliation. Ils avaient l’impression d’être déplacé comme des bestiaux. De même la rénovation des quartiers est vécue souvent par la population comme une contrainte souvent humiliante.

 

Alors les solutions : voili voilà elles arrivent.

 

Tout d’abord Monsieur Donzelot nous cite l’exemple de la Grande Bretagne et de son " Local strategy partnership " qui consiste à élire un représentant de chaque catégorie d’habitants du quartier ( retraité, jeunes, minorités ethniques, etc). Chaque groupe ou sous groupe est partie prenante à l’action engagée dans le quartier. Cette méthode permet d’éviter le processus de ghettoïsation et de méfiance des uns vis à vis des autres et en termes d’investissement elle coûte 5% du coût de la rénovation.

 

Et puis, et puis , il faut favoriser la mobilité dans les quartiers. Ceci veut dire qu’il faut surtout faire des efforts pour permettre aux gens d’améliorer leurs conditions : emploi, logement, scolarité. Il faut favoriser la mobilité sociale.

 

Ben y a du boulot !

 

D’après un article de H. J. " La gazette des communes "

Jacques Donzelot : Quand la ville se défait : Quelle politique face à la crise des banlieues ?, éditions du Seuil

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 décembre 2006

      

      Image de Flick.fr

En lisant la Gazette des communes du 30 octobre 2006 ( eh oui ça date) j’ai repéré deux articles intéressants à mon sens.

 

Le premier relate une expérience réalisée à Güssing, une commune autrichienne arrivée à être autosuffisante en énergie, le second est l’interview de Jacques Donzelot, sociologue à l’occasion d’un dossier sur la " politique de la ville " (entendez ce qu’on fait pour réduire les problèmes des banlieues)

 

Güssing donc : Seule commune d’Europe à afficher une totale autonomie énergétique, elle doit son exploit à une nécessité de survie. En effet à la fin des années 80, Güssig affiche un déclin qui semble inexorable avec l’exode de ses habitants (7 habitants sur dix travaillent à Vienne ou à Graz, la population passe de 4800 à 4000 habitants en quelques années), une industrie inexistante ( 50 passés en lisière du rideau de fer), une agriculture qui ne suffit pas à faire vivre les paysans.

En réfléchissant aux moyens d’attirer les investisseurs, les élus de Güssig réalisent alors qu’ils disposent sur place de supports d’activité tels que le soleil, les produits agricoles et la forêt qui couvre 40 % du territoire.

Güssing a trouvé un soutien auprès de l’EEE, Europäisches Zentrum für erneubare Energie( Centre européen des énergies renouvelables) qui intervient dans la recherche, la formation et le montage de projets.

Dès 1991 la production de gazole à partir de colza alimente le réseau national de carburants.

En 1996 la commune relie son réseau de chaleur à une centrale de cogénération au bois. Cette centrale, la première du genre au monde a coûté 10 millions d’euros. C’est un groupe de forestiers implantés dans un rayon de 35 kilomètres qui assure l’approvisionnement du site (13 000 tonnes par an)

L’énergie produite par cette centrale excède la consommation de la commune et est vendue à 15 centimes d’euro le kilowattheure. L’énergie produite par le bois permet une économie de 30% pour le consommateur.

En dix ans, Güssing a attiré une cinquantaine d’entreprises fortement consommatrices d’énergie notamment les deux premiers producteurs nationaux de parquets.

Une autre centrale de congénération a été créé à Strem à quelques kilomètres qui exploite divers produits comme le trèfle, le maïs, le colza ou la paille. Les cultures énergétiques offrent une activité d’appoint aux agriculteurs qui sont parallèlement serruriers ou menuisiers car l’agriculture ne les fait pas vivre.

Le centre de Güssing a développé une activité d’écotourisme et mène des recherches sur la gazéification du bois en vue de produire un gaz proche du gaz naturel ou un biocarburant.

" Les énergies renouvelables ne font plus ricaner, constate Daniela Augustin, chargée de mission à EEE. Le scepticisme de certains a cédé la place à un propos unanime : " on " a eu raison de prendre cette orientation. Car l’avantage économique de la biomasse sur les énergies fossiles est aujourd’hui flagrant ".

 

D’après un article de Laurence Madoui – La gazette des communes- 30 octobre 2006

 

L’interview du sociologue dans un prochain post.

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Liens

hebergement gratuit creation blog page web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus