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  • : Bienvenue - welcome- dans ma toutouille ménagère et intellectuelle : réflexions, textes, trucs et à astuces, recettes, pour "faire quelque chose de pas grand chose" avec ce que m'a donné le destin, à moi l'écrivain raté! Welcome in my housewife and intellectual mixture of astucious discoveries, stories, texts, recipies that the doggydog writer destiny has made of me wants to share with you! To do something with a wee nothing!
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Bienvenue sur mon blog

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La quarantaine approchant à grands pas je ne démordais pas de ce projet d'enfant bien que mon psy d'alors n'était pas d'accord m'ayant diagnostiqué schizophrène.
En rencontrant un étudiant sur le tard, j'ai repris espoir car il était d'accord pour avoir un enfant avec moi à condition qu'il puisse poursuivre ses études à 250 km de chez moi.
Il ne me restait plus qu'à commencer à faire des économies pour préparer la venue de notre Linette. C'est ainsi que je suis devenue férue de trucs et astuces et que "Faire quelque chose de pas grand chose" est devenue une devise !

Linette est née et je me suis prise au jeu ! Economique et écologique ! Vive l'ingéniosité !

                                                                                        
En ce qui concerne les trucs et astuces, je ne suis ni médecin, ni guérisseur, et ne peux vous fournir de garantie à long terme sur l'utilisation des produits ménagers ou autres. Tout ce que je fais ici c'est de témoigner ce qui a marché pour moi. Les remèdes utilisés l'ont été en accord avec un médecin. ça ne veut pas dire que ce sera pareil pour vous. Alors demandez aussi l'accord de votre médecin avant de les prendre.

Et encore une fois, je n'ai pas de batterie de tests à ma disposition pour vous garantir une sécurité à long terme par rapport aux produits ménagers ou autres. Mais ce qui est écrit je l'applique pour moi.

Le but de ce blog est de témoigner de ce qui a marché pour moi et peut marcher pour vous. C'est tout.
 
 

société

Jeudi 26 octobre 2006 4 26 10 2006 12:55

 

 

 

 

Mon copain ne prend pas le tram sans payer son ticket. Il dit : " Le plus difficile c’est de respecter la loi ". Je pense qu’il a raison. Pourtant c’est ce que tout le monde va être obligé de faire car Big Brother est dans la rue et ça ne va pas s’arranger. Maintenant la France c’est l’armée pour ne pas dire demain la Chine. Bonjour mondialisation.

 

En effet tout dans la société va vers le flicage et la contrainte : caméras partout, nouveaux système de flicage comme la biométrie et aussi la grande dictature de l’économie : ah les rapaces ! Eh oui maintenant quand vous demandez un dépannage Internet déjà vous payez la communication, ensuite on vous fait de la pub gratos que vous êtes obligé d’écouter ensuite on vous dit que l’attente durera cinq minutes et si vous choisissez d’attendre ils vous mettent un son insupportable dans les oreilles pour que vous raccrochiez et rappeliez : et c’est France Telecom enfin Orange donc un des opérateurs les plus chers. Je vous l’ai dit : des rapaces.

 

Aujourd’hui on vit dans une société où il faut se défendre becs et ongles pour ne se voir refiler des propositions commerciales ou à but humanitaire qui vont vous menez dans l’endettement. Il faut être très malin pour boucler ses fins de mois et user de systèmes de défense radicaux. Vous ne pouvez plus vous permettre d’être humaine, généreuse ça fait bien longtemps que c’est fini. En bref même si vous avez un peu de fric dans les moments ou vous êtes fatiguée les commerciaux arrivent à vous avoir, sans parler de ce cher trésor public dont les taxes reniflent le moindre sous que vous arriver à mettre de côté : des vraies torpilles renifleuses.

 

Après la dictature du bien se comporter niveau santé. Déjà si vous fumez vous aurez pas droit à certains soins. Y a qu’à arrêter de fumer. C’est la société du y’a qu’à.

 

En gros tout ce qui est néfaste, tous les trucs insidieux et parfaitement légaux comme la mal bouffe vendue dans les supermarchés eh ben d’abord on se fait du fric en le refilant aux gens et après on leur dit qu’ils sont pas responsables si ça tourne mal. Les gens qui s’en sortent sont des supers héros genre un mélange des qualités de Gandhi, Rimbaud, Al Capone et Baron de Rothschild. Les autres y payent les pots cassés, se tapent une maladie mentale, un cancer, un chômage, un divorce, etc… Et ce sera tout de leur faute.

 

Si vous permettez je vais vous citer une phrase de Kundera dans son livre sur l’art du roman : " L’avenir jugera et sans aucune compétence "

Kundera dit que le roman est mort en Europe. En gros pléthore de livres mais plus aucun roman comme en URSS sous Staline. Et un gros sentiments de paix et de tranquillité comme après toute mort ou lynchage. Enfin c’est que j’ai lu il y a quelques années déjà. De plus je peux pas vérifier si c’est vrai car j’ai pas le temps : je bosse que voulez-vous. Mais coté intellectuels français je pourrais pas vous en citer un aujourd’hui qui me fasse penser à Jean-Paul Sartre ou Camus. Pour moi le dernier grand, enfin le dernier qui ait dit un peu la vérité dans la lignée du roman c’est Kundera. Les autre y font comme moi. Ils écrivent des histoires et se contentent d’être des témoins de leurs temps : un temps de plus en plus contraignant et collectif à l ‘image de l’Europe, une société genre fourmilière où en a qu’une qui ait le droit de pondre. Ah si je pense à un vrai écrivain, quelqu’un qui dit des trucs vrais sur nous et notre société : Houellebecq. Mais est-ce du roman ? Sans doute. Sais pas. Pas le temps.

 

Vive l’humanité !

Par Amaliaharmonie
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 11 2006 13:06


Nous l'avons tous constaté. Nous sommes à l'ère de la globalisation.
Pourtant ne soyons pas naifs! L'ère du régionalisme n'est pas terminé.
En effet les adeptes de la globalisation perçoivent souvent le régionalisme comme obsolète voir romantique. Pourtant, plus que jamais l'être humain a besoin de références pour se mouvoir dans le monde. Plus que jamais les politiques et l'économie misent sur une double stratégie : la stratégie globalisante, englobant tous les pays de la planète  reconnus pour leur intérêt et une stratégie répondant aux besoins spécifiques des régions.
Nous pouvons le constater en France avec la décentralisation, en Europe avec le développement des politiques interrégionales transfrontalières qui visent à aider les régions à mieux s'adapter à l'Europe.

Nous pourrions croire que les politiques européennes promouvant le développement des régions ne sont qu'une phase transitoire avant la réalisation de l'unité européenne.
Pourtant prenons garde car le développement culturel ne suit pas forcément le développement économique.
La culture reste étroitement liée aux traditions malgré les efforts des partisans de la globalisation pour s'en libérer.
En effet c'est à travers la culture que subsistent la frontière entre deux territoires : les différences architecturales, la langue, la gestuelle...etc 

De plus l'être humain plus que jamais a besoin d'une double référence : il tend vers la globalisation et a besoin d'informations de nature globalisante pour participer à la vie politique, économique, culturelle mais reste marqué par sa culture régionale, les us et coutumes légués par sa culture familiale, son histoire et a besoin de s'y référer pour évoluer dans la culture globale. Il a besoin d'un lieu qui fait vivre ses propres racines auxquelles il peut avoir recours en permanence.

L'histoire des régions, leur évolution, la production liée aux ressources du sol trouvent leur dévelloppement dans les avancées techniques de l'industrialisation à la conquête d'une modernité progressiste (production et transport surtout).

Cette époque nouvelle au travers de l'industrialisation, de la standartisation et d'une diffusion soumise à un processus de règlementation universel normalisant, s'oriente toujours davantage vers la globalisation dictée par des ambitions économiques qui ont trouvé dans les technologies de pointe leur moyen de propagation. Un concept qui pourrait faire croire que notre propre vie est devenue un produit commercial.

C'est ainsi que depuis la fin de la reconstruction qui a suivi la seconde guerre mondiale, ce mode de développement est fortement contesté par des groupes revendiquant leur autonomie politique, sociale et culturelle. Depuis plus de trente ans on peut parler d'un mouvement d'opposition à la "violence du centralisme et à ses ordres" et du refus de certains groupes de suivre l'évolution des forces productrices devenues incontrolables.

Les modèles économiques et sociaux que la globalisation impose sont souvent perçus comme négatifs à cause de la distance qu'ils prennent vis à vis de la dimension locale et qui tend à son abolition.

En revanche une culture figée dans sa tradition est en préril par ce qu'il est impossible d'arrêter la marche de l'histoire. On ne peut que s'y adapter.

Par ailleurs il est important de veiller à ce que la culture ne soit pas saccagée comme l'a déjà été l'environnement et les ressources naturelles.

La bataille entre culture et commerce fait rage. Sur les marchés globaux de la communication, la production culturelle fait concurrence à la production matérielle. Les nouveaux colosses de l'industrie ne sont plus Krupp, Fiat mais Time-Warner, Disney, Microsoft ou les Telecoms. Toutes les activités humaines semblent devenues des facteurs de commercialisation grâce à leur potentiel de médiatisation.

Cependant chez tout être humain le processus de développement se fait à partir des lieux, des évènements qui forment sa socialisation auxquelles s'ajoutent les connaissances acquises.

On peut être certain de son attache consciente ou inconsciente à la dimension locale qui représente ses racines. Et comme la société européenne se construit sur le développement culturel, celui des civilisations qui ont conduit le monde jusqu'au siècle dernier, son niveau de référence est encore principalement celui de sa culture et de son développement social et technologique. Dans cette perspective la dimension locale conseve toute sa signification et reste la base d'où peut s'articuler un futur.

D'après un texte de François BUKHARDT, Théoricien du Design et de l'architecture

Par Amalia Harmonie
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 11 2006 07:54

      

 

Et cela fait des dégâts.

Quand j’étais en hippokhagne, on ne m’a jamais expliqué comment on faisait une dissertation. Pourtant c’est par ce moyen qu’on était sélectionnés. On me l’a peut être expliqué mais en termes vagues. Le but était de sélectionner.

Je n’étais ni issue d’une famille d’intellectuels et mes parents ne voulaient pas consacrer trop d’argent à mes études car ils devaient investir dans leur ferme. La ferme c’est mon frère qui en a hérité. Donc souvent je mangeais très mal genre une baguette avec rien dessus à midi pour pouvoir m’acheter des bouquins, aller au cinéma avec les autres.

Pour les habits c’était beaucoup les puces. Mes parents me disaient que j’avais besoin de beaucoup d’argent pour mes études. Ils mettaient un point d’honneur à ce que je bosse au moins un mois chaque été. Mes amis ne bossaient pas l’été.

En hippokhagne un certain nombre de gens devaient être éliminé pour faire de la place. Ils en avaient trop pris. J’étais 25e de ma classe sur cinquante. Ils en ont pris 25.

Donc j’aurais du être prise. Mais non car le proviseur a inventé un truc. Il avait décidé de privilégier ceux qui ont fait des progrès au troisième trimestre. Ainsi une fille qui s’appelait Claire et qui venait d’une famille riche (ses parents étaient allé voir le proviseur) a été gardée alors qu’elle était bien moins bonne que moi parce que ses résultats étaient en progression au troisième trimestre.

Moi il avait même pas voulu me donner l’équivalence mais les profs ont protesté et je l’ai eu.

Je suis partie faire ma khagne à Metz. Aujourd’hui je travaille dans une école d’art et c’est encore pire que de mon temps.

Les élèves ont tous des prénoms originaux genre Amandine, Lénaïc, etc. La plupart des élèves ont fait une prépa à 20 000 francs pour être admis à l’école et la plupart des étudiants viennent de Paris (genre 16e).

Le seul « arabe » de l’école vient de Palestine pas des quartiers de notre ville. En médecine c’est pareil.

Prépas couteuses et sélection par le fric. Le savoir et la formation professionnelle c’est plus pour tout le monde. Les parents de mon copain sont d’origine malgache et sont devenus médecins mais je me demande si aujourd’hui ce qu’ils ont fait serait encore possible.

Par Amalia Harmonie
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 11 2006 19:52

Reconnaitre les crimes de la colonisation ? Eh bien ce ne sera pas possible ! Car se serait déjà aussi reconnaitre le néocolonialisme. Je mets le lien de wikipédia ci dessous :

 

Néocolonialisme


 

Eh bien voilà. Nous sommes si riches uniquement parce que les autres sont si pauvres ! ça vous étonne ?

Par Amalia Harmonie
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 11 2006 19:42


Image Flick.fr



" L'émotion est la traduction d'un besoin vital. Son expression n'en est pas seulement l'écho. C'est la vie elle-même" Richard Orlinski

 

"Collectionneur averti et éclairé, Richard Orlinski a su libérer en tant qu'artiste son potentiel de créativité dans des domaines très différents qui l'ont amené à parcourir le monde.

De ses voyages est née la nécessité de partager le constat d'une universalisation des comportements humains fonctionnant sur un mode de plus en plus primaire, agressif, impulsif.

La violence aussi, sorte de mal nécessaire qui agirait comme un régulateur des interractions humaines. Comme il l'explique lui-même :

" L'évolution du monde tend vers une régression ambivalente des comportements, on entre dans des phases de compétition ou de repli sur soi en réponse aux exigences extérieures. Malgré l'éducation, la culture et la sociabilisation à l'extrême des individus, l'être humain utilise et met à profit la violence qu'elle soit gratuite ou non, comme pour maitriser un environnement hostile et affirmer son pouvoir sur les autres.

En réalité, nos pulsions sont influencées par la partie la plus primitive de notre cerveau, cette partie que les scientifiques appellent le cerveau reptilien, qui se situe en profondeur à l'intérieur du crâne et qui régit toutes nos pulsions"

" Il fait partie de notre préhistoire, c'est le siège de nos comportements de survie, de contrôle du territoire, de reproduction entre autres, il agit au présent sans faire référence au passé, à l'expérience ou à la mémoire. Cette partie si archaique et ancienne de notre cerveau "fournit une réponse programmée avec laquelle on ne peut improviser" pour citer Henri Laborit. Quoi de plus significatif que le crocodile pour représenter cet organe agé de plus de 400 millions d'années, patrimoine commun de nos deux espèces, qui ont su s'adapter et survivre quel qu'en soit le prix."

Dévellopper des réponses comportementales très nuancées grâce au plus puissant des moteurs de l'actions, la pulsion, ressenti instantané qu'a su si bien décrire Richard Orlinski par BORN WILD, un crocodile pris sur le vif de nos émotions."

 

Extrait de l'article d'Arnaud Weinberg- Art Press

Par Amalia Harmonie
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 12 2006 06:47

 

 

Ce soir j’ai assisté à une conférence sur l’art akhan du Ghana. Cette conférence s’inscrivait dans la continuité d’une autre lecture sur l’histoire des akhans au Ghana.

 

Première chose intéressante. L’histoire de l’Afrique et des africains est inscrite dans les objets. Grâce aux objets laissés tels des sièges, des poids pour mesurer l’or, etc., les historiens arrivent à lire l’histoire des tribus africaines. La dame de la conférence disait même que les africains avaient écrit l’histoire dans leurs objets.

 

Deuxième chose très intéressante c’est que l’histoire de l’Afrique est un embrouillamini de choses, que rien n’est noir ni blanc (c’est le cas de le dire) et que j’avais une vision bien trop simpliste des choses.

 

Toujours par rapport à l’histoire du Ghana. L’empire Akhan s’est développé avec la réalisation de ce qu’était l’or. En effet il y avait d’importants gisements d’or au Ghana et la monarchie comme la société à évoluée avec la prise de conscience du pouvoir autour de l’or. C’est ainsi que la monarchie devint très oppressante et que les africains se sont ligués au européens qui s’étaient d’abord installés pour faire du commerce pour faire tomber les rois akhans.

 

C’est intéressant car dans cette histoire on ne sait pas quel est le véritable oppresseur, le blanc, le noir ?

 

Autre chose : dans les rites funéraires akhans il était de coutume quand un chef mourrait de sacrifier des serviteurs et des épouses qui devaient l’accompagner dans l’au delà. Les akhans croyaient à la vie après la mort. La mort n’était qu’un passage pour renaître ailleurs. Comme les akhans sont devenus chrétiens ils avaient beaucoup de mal avec cette partie de leur histoire et certains historiens ghanéens ont dit que les figurines de terre cuite posées sur les tombes avaient peu à peu remplacé les sacrifices. Jusqu’à ce qu’on retrouve un vieux manuscrit d’un roi akhan contraint de s’exiler au 19 e siècle qui décrit les rites et coutumes akhans. Dans ce manuscrit il est précisé qu’un an après la mort du roi on faisait porter une figurine en terre cuite sur un pot par une femme de sang royal jusqu’au bosquet sacré près de la tombe du roi mort. En chemin on poste des serviteurs qui sont tués. Leurs os sont brisés et on pose le vas sur les jambes coupées des serviteurs qui servent de trépied. Par conséquent l’histoire réécrite comme quoi les figurines de terre cuite avaient remplacées les sacrifices est inexacte.

 

La dame qui faisait la conférence a précisé qu’on réécrirait encore souvent l’histoire de l’Afrique.

 

J’en déduis que je crois au néocolonialisme mais que l’histoire du colonialisme et de l’Afrique sont comme un tapisserie avec des fils enchevêtrés, que les choses sont mêlées.

Par Amalia Harmonie
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 12 2006 20:15

      

      Image de Flick.fr

En lisant la Gazette des communes du 30 octobre 2006 ( eh oui ça date) j’ai repéré deux articles intéressants à mon sens.

 

Le premier relate une expérience réalisée à Güssing, une commune autrichienne arrivée à être autosuffisante en énergie, le second est l’interview de Jacques Donzelot, sociologue à l’occasion d’un dossier sur la " politique de la ville " (entendez ce qu’on fait pour réduire les problèmes des banlieues)

 

Güssing donc : Seule commune d’Europe à afficher une totale autonomie énergétique, elle doit son exploit à une nécessité de survie. En effet à la fin des années 80, Güssig affiche un déclin qui semble inexorable avec l’exode de ses habitants (7 habitants sur dix travaillent à Vienne ou à Graz, la population passe de 4800 à 4000 habitants en quelques années), une industrie inexistante ( 50 passés en lisière du rideau de fer), une agriculture qui ne suffit pas à faire vivre les paysans.

En réfléchissant aux moyens d’attirer les investisseurs, les élus de Güssig réalisent alors qu’ils disposent sur place de supports d’activité tels que le soleil, les produits agricoles et la forêt qui couvre 40 % du territoire.

Güssing a trouvé un soutien auprès de l’EEE, Europäisches Zentrum für erneubare Energie( Centre européen des énergies renouvelables) qui intervient dans la recherche, la formation et le montage de projets.

Dès 1991 la production de gazole à partir de colza alimente le réseau national de carburants.

En 1996 la commune relie son réseau de chaleur à une centrale de cogénération au bois. Cette centrale, la première du genre au monde a coûté 10 millions d’euros. C’est un groupe de forestiers implantés dans un rayon de 35 kilomètres qui assure l’approvisionnement du site (13 000 tonnes par an)

L’énergie produite par cette centrale excède la consommation de la commune et est vendue à 15 centimes d’euro le kilowattheure. L’énergie produite par le bois permet une économie de 30% pour le consommateur.

En dix ans, Güssing a attiré une cinquantaine d’entreprises fortement consommatrices d’énergie notamment les deux premiers producteurs nationaux de parquets.

Une autre centrale de congénération a été créé à Strem à quelques kilomètres qui exploite divers produits comme le trèfle, le maïs, le colza ou la paille. Les cultures énergétiques offrent une activité d’appoint aux agriculteurs qui sont parallèlement serruriers ou menuisiers car l’agriculture ne les fait pas vivre.

Le centre de Güssing a développé une activité d’écotourisme et mène des recherches sur la gazéification du bois en vue de produire un gaz proche du gaz naturel ou un biocarburant.

" Les énergies renouvelables ne font plus ricaner, constate Daniela Augustin, chargée de mission à EEE. Le scepticisme de certains a cédé la place à un propos unanime : " on " a eu raison de prendre cette orientation. Car l’avantage économique de la biomasse sur les énergies fossiles est aujourd’hui flagrant ".

 

D’après un article de Laurence Madoui – La gazette des communes- 30 octobre 2006

 

L’interview du sociologue dans un prochain post.

Par Amalia Harmonie
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 12 2006 08:05

      

 
Dans un entretien consacré à " La gazette des communes ", Jacques Donzelot, sociologue conseiller au Plan urbanisme construction et architecture, explique : "  L’échec de la politique de la ville est tout d’abord celui d’une politique publique qui s’est concentrée progressivement sur le traitement des lieux au détriment des habitants ".

 

La politique de la ville c’est en partie ce qu’on fait pour traiter des zones urbaines sensibles. Ce qu’on a fait n’a pas marché car toujours d’après ce Monsieur dans les années 80 la logique de développement social des quartiers avait pour ambition de mobiliser les personnes et de valoriser leur capacité à changer la donne. Faute de savoir faire et de moyens cette politique a basculée vers une approche urbanistique du sujet : on a détruit des immeubles pour construire du neuf et on a prôné la mixité sociale. C’est là qu’on a encouragé les classes moyennes à venir s’installer dans ces bâtiments neufs et on a déplacé des habitants "  des cités " vers des logements d’autres zones urbaines. Cette politique s’est avérée être un échec car elle n’a fait que dresser les habitants les uns contre les autres. On voulait faire des quartiers des zones dessinées sur le papier et on a ignoré leur spécificité, leur place dans la ville. Les habitants qui se sont vus déplacés ont vécu cela comme une humiliation. Ils avaient l’impression d’être déplacé comme des bestiaux. De même la rénovation des quartiers est vécue souvent par la population comme une contrainte souvent humiliante.

 

Alors les solutions : voili voilà elles arrivent.

 

Tout d’abord Monsieur Donzelot nous cite l’exemple de la Grande Bretagne et de son " Local strategy partnership " qui consiste à élire un représentant de chaque catégorie d’habitants du quartier ( retraité, jeunes, minorités ethniques, etc). Chaque groupe ou sous groupe est partie prenante à l’action engagée dans le quartier. Cette méthode permet d’éviter le processus de ghettoïsation et de méfiance des uns vis à vis des autres et en termes d’investissement elle coûte 5% du coût de la rénovation.

 

Et puis, et puis , il faut favoriser la mobilité dans les quartiers. Ceci veut dire qu’il faut surtout faire des efforts pour permettre aux gens d’améliorer leurs conditions : emploi, logement, scolarité. Il faut favoriser la mobilité sociale.

 

Ben y a du boulot !

 

D’après un article de H. J. " La gazette des communes "

Jacques Donzelot : Quand la ville se défait : Quelle politique face à la crise des banlieues ?, éditions du Seuil

Par Amalia Harmonie
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 01 2007 08:34

 

 


Ce livre de Daniel Quinn (philosophe de l’écologie, futurologue et poète)- en anglais "My Ismael"-  raconte l’histoire d’un petite fille qui se fait coacher par un gorille télépathe pour qu’elle aille mieux et accomplisse ses rêves.

Il est intéressant par plusieurs aspects. Il donne une autre lecture du progrès humain. D’après lui les hommes n’auraient pas découvert l’agriculture d’un coup au néolithique mais en connaissaient déjà la technique bien avant. Simplement ils étaient bien comme ils étaient et ne voyaient pas la nécessité de devenir sédentaires ou de la pratiquer assidûment. L’auteur explique le progrès par le fait qu’on ai mis la nourriture sous clé pour que tout le monde soit obligé de travailler. C’est une thèse. Quand je rentre chez moi l’hiver je suis bien contente de pouvoir me mettre au chaud. Bien sûr si je vivais dans une contrée plus chaude je crois que ça ne me dérangerait pas de vivre dans une cabane et de paresser toute la journée en mangeant ce que je trouve. Et nos origines sont africaines je crois.

 

Une autre théorie du livre qui me tiens à cœur c’est ce que je vois en Internet. D’après l’auteur nous arriverons à régler certains problèmes surtout les problèmes écologiques en transmettant nos idées au niveau mondial et en avançant comme lors de la révolution industrielle. Internet rend cela possible. Ce média rend possible la transmission d’information, de trucs, d’astuces à l’échelle du monde et peut aider à générer des idées. Malheureusement il y a à boire et à manger sur Internet. Ce média ne transmet pas seulement des informations constructives et objectives.

 

Pourtant parfois on est étonné de constater que les mentalités changent plus vite qu’on ne croit. Quand on sort dans la rue, qu’on ouvre la télé, qu’on va faire ses courses.

 

Dans tous les cas je vous conseille la lecture de ce livre.

Par Amalia Harmonie
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Mercredi 28 février 2007 3 28 02 2007 09:16

 

 

 

Quand j’étais petite, mon père m’a transmis deux hontes : la honte d’être alsacien et la honte d’être paysans. Dans les années 70, 80 être paysan ou fermier, ou agriculteur était quelque chose de négatif. On était quelqu’un qui se salit les mains, qui travaille avec le fumier, les bêtes, une personne de mentalité reculée. C’était sale. La ferme pue. Les gens qui travaillent à la ferme puent. Ça pue.

 

En khagne à Metz, un copain à moi me l’a dit d’ailleurs. D’habitude je n’avais pas de problèmes avec cela, le fait d’être fille de paysans. Au collège et à l’école primaire, les gens savaient que j’étais d’une famille importante dans le village et beaucoup avaient aussi des origines paysannes et puis comme j’étais toujours la meilleure en classe, ils avaient besoin de moi, ils admiraient. Au lycée pourtant on a commencé à me donner des surnoms comme " Reine des près " "  Vindiou la Marie " etc….

Donc ce copain de khagne qui était le fils d’un immigré italien, ouvrier et artiste me dit un jour qu’il trouvait que je puais. Je ne comprenais pas car je prenais des douches régulièrement. Je me demandais ce que ce type que j’admirais voulais dire.

J’ai toujours dit la vérité. J’ai toujours dit " agriculteur " pour mon père et pour ma mère je disais souvent " agricultrice " bien qu’une prof m’avait dit qu’il fallait marquer " mère au foyer " car " agricultrice " n’était pas une profession reconnue. Pourtant c’était ma mère qui gèrait la ferme du point de vue des finances et mon père ne s’est jamais occupé des comptes. Elle bossait aux champs comme lui et le boulot il l’ont toujours fait ensemble. D’autres filles ont été plus discriminées que moi. Certaines mentaient quand on leur demandait ce que faisaient leurs parents.

 

Donc pour dire que dans les années 70, 80 être fille d’agriculteur, être agriculteur c’était pas bien vu.

 

Plus tard à la fac, avant d’aller en cours nous avions du déplacer une vache avec ma belle sœur car un gamin qui jouait à la ferme avait cherche ses clefs dans la caillebotis qui était une grille ou reposaient les pieds arrière des vaches et en dessous de laquelle il y a la fosse à purin. Il avait voulu chercher ses clefs, avait soulevé la grille et la vache était tombée avec les pieds arrière (elle était toujours attachée par le cou avec une sangle prévue pour qu’elle ne puisse s’étrangler) dans la fosse. Nous avions peur que la vache à côté d’elle ne tombe aussi et nous l’avons donc déplacée plus loin sur les conseils de l’inséminateur ( un monsieur qui venait inséminer les vaches) qui était venu peu après. Mes parents et mon frère n’étaient pas là. Bref je raconte ça à une de mes copines de fac et elle me dit " Mais c’est drôle. Ah tu es fille d’agriculteur ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? " ça voulait dire pourquoi fais-tu des études ? Je lui ai expliqué qu’il fallait que je me trouve un travail comme tout le monde.

 

Dans les années 90, 2000, les mentalités ont peu à peu changées. La ferme est devenue à la mode. Il y avait de plus en plus de films, de livres sur les paysans, des marques de vêtement ont fait des collections avec des animaux de la ferme, il y a eu ces motifs de vache qui apparaissaient partout. Bref je crois vraiment que quelque chose à changé.

 

Et d’ailleurs mon neveu qui a huit ans est très fier de son père " agri " et n’éprouve aucune gêne à en parler. Dans son esprit c’est quelque chose de totalement positif.

 

Donc pour jocelyncharles qui pense que les mentalités n’évolueront jamais en ce qui concerne le racisme, je lui dis qu’il pourrait avoir quelque bonne surprise dans les années à venir. Non pas que le racisme disparaisse. Ce genre de chose est assez inhérent à la nature humaine et je ne pense pas que les discriminations disparaîtront un jour. Ce serait trop beau. Mais attendons dix ans, vingt ans. Si Le pen ne passe pas, nous aurons sans doute quelque bonne surprise, une bonne surprise déjà enfouie en nous.

Par Amalia Harmonie
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