Concours

Présentation

  • : Amalia Harmonie
  • amaliaharmonie
  • : littérature humour écriture textes drôle Divers
  • : Bienvenue - welcome- dans ma toutouille ménagère et intellectuelle : réflexions, textes, trucs et à astuces, recettes, pour "faire quelque chose de pas grand chose" avec ce que m'a donné le destin, à moi l'écrivain raté! Welcome in my housewife and intellectual mixture of astucious discoveries, stories, texts, recipies that the doggydog writer destiny has made of me wants to share with you! To do something with a wee nothing!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

W3C

  • Flux RSS des articles

Rémunération de l'auteur

Bienvenue sur mon blog

                                                                                                                      Web Site Counter
                                                                                                                      Santa Barbara

                                                                                                                 visiteurs uniques

Rémunération de l'auteur

Mardi 27 mars 2007

 

P1000640.JPG

Notre pays la France est basé sur une utopie : " Liberté, égalité, fraternité ". En effet personne en ce bas monde n’est libre. Le président de la France, par exemple, doit rendre des comptes à ses électeurs, les autres ont tous un chef, des actionnaires, doivent rendre des comptes à l’Anpe ou autres institutions. Rien de plus inégal que la vie. Les uns naissent riches, beaux, intelligents, dans une famille aimante, en bonne santé, les autres sont malades et accumulent les problèmes. D’après la déclaration des Droits de l’homme ( autre utopie), " Les hommes naissent libres et égaux en droit " - encore faut-il connaître ses droits- et rien de plus inégal que la naissance. Etre né quelque part, comme dirait l’autre. Quand à la fraternité, les hommes en France ne se comportent pas en frères car tout le monde constate que l’individualisme n’a jamais été aussi fort. Et puis des frères c’est aussi Abel et Caien et tout le monde sait comment ça a fini.

 

Liberté, égalité, fraternité, une utopie, et pas la seule dans nos institutions.

 

J’aimerais que l’on réfléchisse à ce que cela implique. Car les gens ils connaissent cette devise, ils y croient, ils la prennent pour acquise. Et après forcement ils se rendent compte que dans les faits cela ne se passe pas comme ça (forcement c’est une utopie et les utopies c’est impossible à réaliser) Alors ils sont déçus. Ils ne croient plus en rien. Ils ne vont plus voter. Ils se sentent trahis.

 

Pourtant les têtes pensantes continuent d’asséner, " Liberté, égalité, fraternité ". Ils continuent de dire que c’est bien, que c’est beau, que c’est noble ( forcément)

 

Et personne n’explique que c’est impossible à réaliser.

 

Donc forcément il y a un gros décalage entre ce qu’on entend à la télé, à la radio ou lit dans les journaux et ce qu’on vit.

 

Les utopies on nous les assène à l’école, très jeune, et on continue à nous les servir pendant toute notre vie. Ce n’est pas la vérité. Ce n’est pas exact. C’est un héritage de la philosophie des Lumières. Depuis le monde a changé.

 

J’aimerais qu’on réfléchisse aux conséquences que ce mode de communication politique a et peut être aux moyens de communiquer autrement.

 

"  Liberté, égalité, fraternité " on ne peut pas faire sans normalement car c’est la pierre angulaire de notre système. Pourtant psychologiquement les gens s’en sortiraient peut être mieux si on ne leur assénait pas toutes ces utopies et si on leur disait la vérité.

 

Par Amalia Harmonie - Publié dans : réflexions - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 4 mars 2007

 

 

J'avais enlevé cet article de mon blog car j'avais peur des poursuites vu que le fonctionnaire a devoir de discrétion. Je l'enlèverait à nouveau si besoin.
  • T’as attrapé le virus ?

 

 

Récemment je discutais avec une collègue, qui a pris ses fonctions il y a un an. C’est une personne intègre, devant son poste à ses efforts et à son travail. Elle est rentrée dans le bureau, s’est assise sur le fauteuil en face du mien et a dit. " Ce sont des putes ! " en parlant des enseignants de l’école. J’ai répondu : " Mais oui, ils mangent à tous les râteliers et sont prêts à tous pour obtenir des avantages. ". " Et le pire m’a-t-elle répondu, c’est quand les gens de l’administration deviennent comme eux. Alors j’ai dit " C’est le virus. Vous ne l’avez pas encore attrapé le virus ? "

 

Quand vous allez travailler dans une école d’art vous êtes enchantée car vous allez côtoyer des artistes, ces êtres purs, désintéressés, qui défendent la veuve et l’orphelin, les causes justes, exemples d’humanité contre la bêtise ambiante. Ils vivent dans la misère pour l’amour de l’art, pour une société de demain plus juste, plus généreuse, plus avancée. Humainement ils sont meilleurs que la moyenne des gens, inspirés, éclairés, ils font bouger les choses. Désintéressés, ils travaillent pour l’amour de l’art, de la beauté, des nobles causes. Ils sont intéressants, naïfs, attachants. Ils ont le cœur pur, sont humains, généreux. En bref ce sont les meilleurs.

 

Telle était ma vision de l’artiste et de l’art avant d’aller travailler dans une école d'art, bâtie sur l’imagerie populaire héritée des Van Gog, Matisse, Monet et autres impressionnistes de génie du début du 20 e siècle.

 

Mais les choses changent. Les artistes c’est plus ce que c’était. J’ai découvert des gens qui veulent bien vous expliquer des choses au détour d’un couloir mais qui n’ont qu’une chose en tête : eux. Leur argent, leur carrière, leur santé . C’est le monde de l’esbroufe, du chantage, des trames de cour autour du directeur, des soutirages d’argent et de moyens à la municipalité, des menaces, avec le vernis de l’art, des relations, des beaux discours, des angoisses, des pétages de plombs récurrents. Ils passent des heures à débattre de belles idées nobles mais craignent d’attraper un champignon aux pieds si vous marcher pied nu. Ils vous enverrai quinze jours au lit, ou deux mois avec une dépression pour un remboursement de dix euros de frais de transport car ça ne peut pas attendre.

 

Et en plus en les côtoyant on se dit : mais je suis bête moi de tellement m’embêter et faire d’effort pour eux. Pourquoi le ferai-je ? Par amour de l’art ? Et vous devenez comme eux. Ça y est vous avez attrapé le virus, celui qui se balade dans toutes les écoles d’art : en récolter le plus possible en évitant de se mouiller. Au début vous avez des valeurs comme le travail, la compétence professionnelle, rendre service mais vous vous faites bouffer. Alors vous pensez stratégie, vous avez une calculette dans la tête, vous connaissez par cœur votre fiche de poste et ne faites rien ou presque qui ne soit écrit dessus. A la moindre demande, vous évaluez : " Est-ce à moi de faire ça ? ". Vous vous frittez avec les collègues, vous argumentez, palabrez, discutez, évaluez. Vous perdez beaucoup de temps ainsi mais au moins on ne vous refile pas tout le boulot tout le temps et vous vous ménagez un peu. Ainsi vous êtes respectée.

 

Et après y a encore un truc mieux qui se passe. C’est que vous arrivez à faire des théories sur ce qu’est une école d’art. Vous vous rendez compte que le degré de complexité que vous gérez au quotidien dans les dossiers( car arriver à faire rentrer les désirs des enseignants et étudiants dans le cadre administratif c’est pas simple) atteint son summum dans une école d’art. D’après ma chef travailler avec des techniciens c’est le premier degré de complexité, travailler dans un domaine culturel vous élève à un degré de complexité supérieur ( genre un conseil général qui construit des bâtiments culturels et organise des expos) mais l’école d’art c’est le summum car en plus du domaine culturel c’est une école ( là vous bossez dans le milieu culturel et en plus de cela vous avez le milieu enseignant avec des enseignants qui sont des artistes et font cela pour bouffer, des étudiants issus de milieux intellectuels ou très aisés (en y a aucun des cités cela va sans dire))

En revanche une chose de bien dans cette école c’est qu’on apprend plein de choses et qu’on a vraiment pas le temps de s’ennuyer ou de végéter sur un poste : ça bouge tout le temps (en quatre ans j’ai travaillé avec deux directeurs et trois administratrices qui sont les deux chefs avec qui je travaille)

Mais c’est quand j’aurai changé de poste que je pourrais dire si c’était tellement l’horreur car cette école contrairement à ce qu’on pourrait penser en me lisant, j’y suis très attachée. C’est un bordel organisé (même quand vous essayez de travailler de façon ordonnée le bordel ressurgit) et j’aime ce côté bohême. Il y a de sacrés personnages dans cette école et je pense qu’ailleurs le travail serait plus banal, plus routinier et manquerait de ce sel, de cette créativité que je connais même dans le travail administratif.

Par Amalia Harmonie - Publié dans : société - Communauté : Au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Mars 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Liens

Blog : Cuisine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus